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Projets financés par le FIDA, un tremplin pour le développement durable au Burundi

06/08/2018 La Rédaction Commentaires fermés sur Projets financés par le FIDA, un tremplin pour le développement durable au Burundi
Projets financés par le FIDA, un tremplin pour le développement durable au Burundi
Les pépiniéristes de Maramvya entretenant leur pépinière

Une visite des journalistes a eu lieu du mardi 24 juillet au vendredi 27 juillet 2018 dans 4 provinces (Gitega, Karusi, Ngozi et Kayanza), chez les bénéficiaires du Programme de développement des Filières PRODEFI, un des projets financés par le FIDA au Burundi. La filière lait, la protection de l’environnement, la création de l’emploi, le renforcement de la cohésion sociale, entre autres des signaux vers un développement durable.

Mardi 24 juillet, 10h. Au flanc de la colline Maramvya en commune Gitaramuka de la province Karusi, une pépinière de plants de calliandra, d’eucalyptus et de grevillea installés dans des enveloppes en feuilles de bananier est en train d’être soigneusement entretenue. Une trentaine de pépiniéristes, femmes et hommes, sont au pied d’œuvre. Plus de 36000 plants poussent par cet endroit.

«Nous avons de quoi nous intéresser de cette pépinière», se réjouit Léonard Ndayisenga, responsable des pépiniéristes. D’après lui, la plus-value de cette dernière est incontestable. Les avantages des enveloppes en feuille de bananier qui servent d’empaquetage des plants sont légion. « Nous vendons au PRODEFI les enveloppes en feuille de bananier à 20 Fbu chacune et il y a moyen d’en fabriquer 200 en une journée », affirme M. Léonard.

C’est ainsi que cette activité constitue une source de revenus pour les pépiniéristes et une occupation récréative pour les élèves en vacances, un autre détail de son importance et non des moindres.
Le pépiniériste Léonard ne tarit pas d’éloges vis-à-vis de cette enveloppe en feuilles de bananier. En se décomposant, elle se transforme en fumier devenant ainsi une richesse pour le sol. « Des avantages sans précèdent aux antipodes des sacs en plastique, très coûteux et très polluants », réalise-t-il.
Ce n’est pas tout. La pépinière de Maramvya est à sa 4eme promotion. «A l’exception de la première promotion où nous avons distribué gratuitement les plants, aujourd’hui nous les vendons à 50Fbu chacun», indique Léonard Ndayisenga. Et d’insister sur le souci de protection de l’environnement et l’alimentation du bétail à travers ces plants.

Don d’une vache, base pour une rapide autonomie financière

La famille Révérien se réjouit des bienfaits de la vache

Il est des réussites qui restent dans les mémoires. Et celle d’un Sylvestre Nankwahafi mérite de se ranger de ce côté. Ce jeune homme, 25 ans, habite la colline Cirambo de la commune Gitaramuka. Son histoire est celle d’un modèle.

Du Programme de Développement des Filières (PRODEFI), il obtient une vache en fin 2014. «Une ère nouvelle s’ouvrait pour moi et ma famille», témoigne, tout sourire, M. Nankwahafi. Il se rappelle : « Je n’avais pas encore empoché 100 mille Fbu par an ». Et ce fut le début d’une course vers la prospérité.

La vache donna du fumier à base duquel ses champs devinrent très vite des exploitations modèles économiquement rentables (EMER). Sa plantation de bananiers est belle à contempler « Je gagne annuellement plus de 2 millions à travers la vente des régimes de bananes et du vin de banane », avoue-t-il sincèrement, avant d’ajouter : « Mes terres qui semblaient stériles sont devenues très fertiles »

Sylvestre Nankwahafi s’est acheté une motocyclette. Elle sert de déplacement du surplus de lait aux points de vente. « J’en retire facilement plus d’un million de Fbu en une année ». Sa vache, qui a déjà mis bas trois fois, donne en effet plus de 10 litres par jour.

Ce modèle agro-pasteur s’est déjà construit une maison en tôles. Une habitation pour sa mère, également. Illuminée Nkurikiye, sa mère, est très reconnaissante. «Aucune goutte de pluie ne s’invite plus dans ma maison», se réjouit cette veuve, la soixantaine.

A la colline Mugitega de la commune Bugendana en province Gitega, un autre ménage dépeint un tableau convoitant. Mardi 24 juillet, 16h20. Machette à la main, Révérien Ndayisaba entretien sa bananeraie. Un beau bébé sur le dos, Odette Nsabimana, sa femme, 33 ans, nourrit une belle vache et sa génisse. Viendra ensuite le moment de traire vers 18heures. Mme Nsabimana ne cache pas sa joie sur les bienfaits de sa vache, obtenue du PRODEFI en octobre 2015.

Tout d’abord pour elle, cette bête a ravivé la flamme dans mon couple et de bonnes relations amicales en famille et dans l’entourage. « Avant j’étais battue par mon mari. Et nos voisins nous méprisaient pour n’avoir rien à partager avec eux » De son côté, Révérien Ndayisaba parle d’une ‘‘vie de mendiant et de vagabond’’ avant le don de cette vache.

Une plaque-solaire est actuellement soigneusement hissée au toit de son habitation. La famille Ndayisaba s’est procurée d’un vélo et élève déjà deux porcins. Ses exploitations pullulent de légumes et de fruits. « Aucun problème d’alimentation dans notre ménage », se félicite Mme Nsabimana.
«Rare dans notre entourage ! », admirent les voisins. Gaspard Barisizaho, l’un d’eux, n’en revient pas : «Révérien est de ma génération. Et jusqu’en 2014, nous étions tous dans une situation financière aux abois. Mais voyez-vous…».

Qu’il s’agisse de ces derniers, ou de Jacqueline Gakobwa(Gitaramuka, Karusi), François Manirakiza (Gitega), Côme Bucumi (Busiga-Ngozi) , Emile Karenzo (Kayanza), et bien d’autres encore, tous les EMERs sont unanimes : «La vache a une importance fondamentale dans la révolution financière sociétale». L’affectation des revenus passe de l’achat des motos, de l’électrification des ménages à l’achat des nouvelles propriétés foncières, de postes téléviseurs et téléphoniques pour la communication, etc.

Le transfert des génisses se fait sans rancœur

En respect des principes de transfert de veaux via la chaîne de solidarité communautaire bovine, 11 veaux sont remis mercredi 25 juillet par des bénéficiaires des vaches de la 2eme promotion à ceux de la 3eme. L’ambiance est festive au flanc de la colline Gisagara en commune et province Ngozi où s’effectue le cérémonial du transfert. La main qui reçoit et celle qui donne se serrent gaiment pour sceller une nouvelle relation sociale.

La remise des veaux crée de bonnes relations sociales

«C’est un jour pas comme les autres pour moi», avoue Egide Ndayikeze, 24ans, bénéficiaire. « Mes sentiments de gratitude vont au PRODEFI et à la famille Sévérin Masabo », poursuit-il. M. Ndayikeze se réjouit de la bonne foi de ce dernier qui «a bien élevé sur 8 mois et gratuitement un veau qu’il savait pour moi». Satisfaction réciproque : M. Masabo se dit ‘’fier d’avoir eu à donner au point d’en être salué à ce point’’. «Nous sommes désormais comme une famille»

Bonaventure Gahungu, qui remet aussi une génisse, parle de son côté d’un soulagement. Il explique qu’il est difficile de nourrir nombre de vaches. Il en avait trois dans son étable. « Maintenant les deux restants vont bien grandir » Et de conclure : « Cette offre va servir à grand-chose dans le bien-être de la famille d’accueil. Je table aussi sur cela car ce n’est que par ce processus que la société pourra évoluer». Il se félicite du bien-être de sa famille grâce à son bétail.

L’administration locale salue envers le FIDA

Il existe une réelle différence sociale entre un détenteur d’une vache de celui qui n’en dispose pas, note Jeannette Niyingabiye, administrateur de la commune Gitaramuka. Pour elle, les bénéficiaires des vaches remontent de catégorie sociale : « Ils étaient des vulnérables et vous voyez qu’ils ne le sont plus pour le moment », réalise-t-elle avant d’ajouter qu’ils sont d’ailleurs devenus ceux qui relèvent leurs voisins. «Même celui qui n’a pas de vache peut parfois demander et obtenir gratuitement du fumier ou du lait». Ils peuvent de surcroît copier les bonnes pratiques agricoles des EMER.

Même son de cloche pour Albert Nduwimana, gouverneur de la province de Ngozi. « L’aide en vaches constitue un bon projet pour l’avenir des Burundais ».

Un effectif d’environ 4mille vaches sera en effet atteint dans la foulée de ce transfert de la 3eme génération des plus de 1500 vaches distribuées dans la province de Ngozi depuis 2014 par le PRODEFI I.

Suite à la décision du CNC, vous ne pouvez ni réagir ni commenter cet article.

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