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Centre Inabeza, refuge préféré des victimes des VBG

05/12/2018 La Rédaction Commentaires fermés sur Centre Inabeza, refuge préféré des victimes des VBG
Centre Inabeza, refuge préféré des victimes des VBG
Ce siège du centre Inabeza a été construit en 2014 grâce à l’ONG Norwegian Church Aid

Le Burundi est en pleine campagne annuelle des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre (VBG). Le centre Inabeza n’est pas en reste. Il mène en ce moment une croisade d’actions contre les violences faites aux femmes et aux filles.

Plus de 30 par mois, tel est le nombre de nouveaux cas des violences basées sur le genre (VBG) que le Centre Inabeza enregistre chaque mois.

Il est situé à Carama, zone Kinama de la commune Ntahangwa en mairie de Bujumbura. Dans la plupart des cas, des femmes victimes y dirigent les pieds en compagnie de leurs enfants, en moyenne deux par femme. Ce centre, ne pouvant pas les séparer de leurs mères, se voit obligé de les prendre en charge tous. Il en compte aujourd’hui 16 enfants.

Le centre Inabeza redonne de l’espoir aux femmes et filles victimes des VBG. Pierre-Claver Kinyoma, un des responsables de cette organisation, énumère différents types de violences auxquelles les femmes sont exposées. Parmi les  violences basées sur le genre, il relève notamment les violences sexuelles, des violences socioéconomiques, psychologiques ou émotionnelles, les violences physiques (dont les  de traitements cruels de la part essentiellement des maris), la non-reconnaissance des grossesses dont les filles peuvent être victimes, l’abandon de famille etc.

Pour réparer les blessés de ces femmes, le centre Inabeza fait recours à une panoplie de procédés. Elles y bénéficient d’une prise en charge psychosociale. Celle-ci consiste à les héberger  temporairement dans les enceintes dudit centre. Des chambres ont été prévues pour que les victimes qui s’en remettent à lui soient assistées étant sur place. Ainsi, elles sont nourries pendant tout le temps qu’ils y passent en attendant leur réinsertion  dans la communauté.

Le centre Inabeza apprend aux victimes des VBG des petits métiers notamment la fabrication des beignets et des savons

En plus, elles y sont formées professionnellement pendant leur séjour. Elles apprennent à fabriquer les beignets, les crêpes et les savons. Les responsables de ce centre ont initié ce volet, appelé ergothérapie, dans le but de les préparer à faire face à la vie. Cela aide dans le rétablissement thérapeutique : «Quand elles ne sont pas occupées, elles tombent dans la monotonie et il est difficile qu’elles oublient ce qui leur est arrivé. Au cas contraire, si elles ont une occupation utile, elles se remettent très rapidement».

Garanties des soins

Quand arrive le moment de la réintégration, le centre Inabeza accorde à chacune une assistance sociale ou socio-économique selon qu’elle vient de la ville de Bujumbura et de la province de Bujumbura ou du reste du pays.

Celles de la première catégorie ont droit non seulement au kit constitué des vivres, des ustensiles de cuisine, du charbon, etc., mais aussi des biens constituant le capital pour le démarrage des activités génératrices de revenus (AGR). Les victimes qui viennent des autres provinces ne bénéficient que du kit.

Pierre-Claver Kinyoma justifie les largesses aux victimes qui proviennent de la mairie et de la province de Bujumbura par la proximité par rapport à l’emplacement du centre. «Il est possible et facile de suivre l’évolution de leurs activités».

Le centre Inabeza, poursuit M. Kinyoma, contribue aussi à la réinsertion communautaire. Cet aspect de ses missions passe par l’incitation au regroupement dans des associations. Ceci est d’une grande importance dans la mesure où ces dernières aident dans le travail en commun, et pour ce faire dans la création des activités génératrices de revenus.

Dans ces associations, les femmes et filles économiquement vulnérables, n’ayant pas fait l’objet de violences, sont aussi les bienvenues. Elles sont voisines des victimes et ainsi, témoins des maux qu’elles endurent. Indirectement, elles en sont aussi affectées.
Ce n’est pas tout. Le centre Inabeza leur octroie aussi une assistance médicale. Il supporte les factures liées à la prise en charge médicale. Il travaille en partenariat avec le centre médical Marthe Robin. En cas des complications, elles sont transférées dans d’autres hôpitaux sous les frais du centre Inabeza.

Les bénéficiaires ne tarissent pas d’éloges

Une d’entre elles qui a requis l’anonymat, rencontrée dans la matinée de ce mardi au centre Inabeza, remercie celui-ci pour son assistance. Aujourd’hui mère de deux enfants, elle témoigne être accueillie étant enceinte pour le second enfant. Elle venait d’être délaissée par son compagnon, celui qu’il a mis enceinte. Le centre Inabeza a fait soigner son nouveau-né.

Elle se dit satisfaite aussi de l’apprentissage des métiers. Elle s’en servira pour se débrouiller dans la vie. «A la sortie, en plus des connaissances acquises, je recevrais des ustensiles et autres objets que j’utiliserais pour faire vivre mes deux enfants».

Sylvie Ntakirutimana, 32 ans, une autre bénéficiaire, abonde dans le même sens. Maltraitée souvent par son mari dont elle avait 6 enfants, ce dernier l’a découpée en 2015 avec une machette sur tout le corps avant de lui amputer le poignet.

Le centre Inabeza l’a assistée pendant «son séjour» à l’hôpital militaire de Kamenge. «Je n’allais pas m’en sortir seule. Je mangeais grâce au centre et même à la sortie de l’hôpital, je me suis rétablie étant au centre». Et d’ajouter qu’elle a bénéficié des séances de kinésithérapie pendant presque une année grâce au centre Inabeza : «de juillet 2016 jusqu’en mai 2017».

Celui-ci paiera pour Mme Ntakirutimana deux mois d’avance du loyer de sa maison. Elle fait aujourd’hui vivre ses 6 enfants seule en plus d’un autre, des parents inconnus, que le centre lui a confié. Elle exploite le terrain de ce centre.

Grâce au soutien du PNUD, le centre Inabeza est en train de sensibiliser les Batwa notamment sur les violences basées sur le genre.

Le centre Inabeza est, depuis le début de novembre, en train de réaliser un projet à l’endroit des couches sociales vulnérables notamment les Batwa et les travailleurs dans les ménages. Ce projet qui sera exécuté pendant deux mois vise d’une part à mobiliser les communautés pour la prévention des VBG. D’autre part, son objectif est la prise en charge générale des survivants.

Sa réalisation s’étendra sur trois provinces à savoir la ville de Bujumbura, la province de Bujumbura et celle de Ngozi. Toutes les communes de la province de Bujumbura et 5 de la province de Ngozi notamment sont concernées. C’est le PNUD qui finance ce programme.

Le centre Inabeza a commencé son fonctionnement en 2014. Le Norwegian Church Aid (NCA) le soutiendra jusque fin 2017. Du début de cette année, le CICR interviendra également dans la prise en charge.

Dans le cadre des 16 jours d’activisme contre les VBG, le centre Inabeza organisera vendredi 7 décembre une sensibilisation dans la zone Buterere.

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