Santé

AVC, une maladie peu connue au Burundi

30/10/2018 Chanelle Irabaruta Commentaires fermés sur AVC, une maladie peu connue au Burundi
AVC, une maladie peu connue au Burundi
Marc Nimburanira : «Plus l’AVC est pris en charge précocement, mieux il peut être traité».

Paralysie, engourdissement brutal d’une partie du corps, aphasie (perte de la parole), perte brutale de la vision d’un œil, céphalées brutales et inhabituelles, altération de la conscience, perte de l’attention, troubles du rythme cardiaque.

Entre autres premiers symptômes de l’accident vasculaire cérébral (AVC), selon Marc Nimburanira, spécialiste cardio-vasculaire. Il est intervenu ce lundi 29 octobre lors de la journée mondiale de lutte contre les accidents cardio-vasculaires.

L’accident vasculaire cérébral (AVC) est provoqué par un arrêt brutal de la circulation sanguine à l’intérieur du cerveau. Il peut causer la mort immédiate ou laisser des séquelles irréversibles.
Néanmoins, tient-il à souligner, on peut le prévenir. Notamment en contrôlant les facteurs de risques cardio-vasculaires, l’hypertension artérielle, le diabète, le poids et le tabagisme. Il ajoute également l’importance d’avoir une alimentation saine.

En présence d’un AVC, ce cardiologue conseille, avant d’arriver à l’hôpital, de se rendre compte si le patient est inconscient. Ainsi, il faut le faire coucher en «position latérale de sécurité» et voir s’il n’y a pas ce qui peut entraîner l’obstruction au niveau des voies supérieures, surtout au niveau de la bouche. En effet, plus l’AVC est pris en charge précocement, mieux il peut être traité.

Constantin Nyamuzangura, un autre cardiologue, parle d’un problème de données au Burundi sur cette maladie. «Les études qui se font dans le cadre des thèses de médecine ne peuvent pas être généralisées sur tout le territoire». Pour lui, le grand défi reste la connaissance de cette maladie par les Burundais. «Des personnes arrivent à l’hôpital au stade ultime de l’évolution de la maladie».

M. Nyamuzangura appelle les patients à se précipiter à l’hôpital, dès l’apparition des premiers signes. Un traitement immédiat peut diminuer les dommages causés par un accident vasculaire cérébral et augmenter les chances de guérir. «Plus on reçoit les gens quand les signes sont au début mieux, on les traite et moins ils ne sont pas enclins à la paralysie».

Qu’est-ce que la position latérale de sécurité ?

Elle consiste à placer la personne sur le côté, la tête vers l’arrière et la bouche dirigée vers le sol. Cette position évite ainsi à la personne de s’étouffer avec ses vomissements ou avec sa langue. Elle permet de libérer les voies respiratoires de la victime. Et ainsi d’être dans une position sécuritaire en attendant des secours.

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