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Santé

L’Artemisia, un espoir pour vaincre le paludisme

L’Action de la lutte contre la malaria (Aluma) a organisé une conférence publique à l’IFB, le 25 avril, lors de la journée mondiale de lutte contre le paludisme. Avec comme thème du jour : « Les plantes de la famille d’Artemisia, un énorme espoir pour l’Afrique. »

Le Dr. Pierre Lutgen, lors de son exposé dans la salle de cinéma de l’IFB ©Iwacu
Le Dr. Pierre Lutgen, lors de son exposé dans la salle de cinéma de l’IFB ©Iwacu

« Dans le monde, toutes les 20 secondes, un enfant de moins de 5 ans meurt du paludisme.  En 24h, c’est plus de 4000 enfants qui décèdent », alerte Albert Mbonerane, représentant légal d’Aluma.
La plante Artemisia annua est utilisée depuis des millénaires en Chine, poursuit M. Mbonerane, et également l’Artemisia afra au Cap jusqu’à Addis Abbaba. Ils permettent de lutter fort efficacement contre le paludisme. Ces plantes, note-t-il, stimulent fortement le système immunitaire et s’avèrent efficaces contre les dysenteries, les parasites et les virus. Elles poussent un peu partout dans le monde.

Un traitement sur sept jours

Dr. Pierre Lutgen, chimiste retraité et militant dans l’ONG luxembourgeoise IFBV, ajoute que les populations africaines peuvent non seulement le produire eux-mêmes, mais aussi en faire un petit business. Une simple tisane issue de la plante ferait des miracles permettant 95% de guérison tout en respectant une dose de 7 jours.
Il indique que l’artemisia est connu depuis longtemps par les industries pharmaceutiques qui en extrait l’artémisinine. Cette dernière associée à d’autres molécules dans les pilules d’ACT constitue le traitement n° 1 contre le paludisme recommandé par l’OMS. Pourtant, il fait savoir que la résistance aux ACT progresse, notamment en Asie.

Un combat contre l’OMS et les industries pharmaceutiques

Selon le Dr. Lutgen, l’OMS ne voit pas d’un bon œil l’utilisation d’herbes médicinales qu’elle accuse d’être inefficaces et de favoriser les résistances. « Faux ! », rétorque le chimiste, pour qui les pathogènes trouvent toujours un moyen de résister à une, deux ou trois molécules. Il préconise l’infusion ou encore mieux de la poudre : « En infusion les huiles essentielles ne se dissolvent pas et la plante entière moulue permet de profiter de tous ses composants. Une herbe correctement séchée se conserve mieux qu’une pilule.
En s’appuyant sur un réseau d’universités africaines, sud-américaines et européennes qui sortent une publication par mois sur le sujet, Dr. Lutgen espère voir s’écrouler les dogmes imposées par l’OMS et les industries pharmaceutiques. Au niveau mondial, le thème choisi est « Investir dans l’avenir, vaincre le paludisme. »

Forum des lecteurs d'Iwacu

5 réactions
  1. Lamberts Luc

    Retombée de l’univ Luxo bien à l’honneur ce jour ?

    Toujours est il que ceci est un coup d’oeil �� un copain d’univ (Schapenstraat Leuven / Celestijnenlaan Heverlee) à sa réputation de bien penser et de le dire haut et fort !

    Lamberts Luc

  2. Venant

    Monsieur Cédric, je voudrais juste apporter une petite correction dans votre article sur l’écriture des espèces végétales et animales en latin. Artemisia annua s’écrit en italique aussi bien pour le genre (artemisia) que l’espèce (annua).

  3. Leopold NZORIJANA

    Salut les internautes.si cete plante existe au Burundi,qui peut me dire son nom ?serait-il le fameux umubirizi? merci de me repondre

  4. Leopold NZORIJANA

    Salut les internautes.Si cette plante existe au Burundi, qui peut me dire son nom en Kirundi. serait-ce le fameux UMUBIRIZI?Merci de me repondre.

  5. Jean

    C´est une question de business. Les pharmacies, les politiciens dans les pays produisant les médicaments habituels de lutte contre la malaria ne nous laisseront jamais produire ce genre de tisane à la portée de tout le monde.
    N´oublions pas que les gros contribuables dans le fonctionnement de l´OMS sont indirectement ceux de ces pays avancés dans les laboratoires pharmaceutiques et dans les industries pharmaceutiques.

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