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AVC : les jeunes ne sont pas épargnés !

19/11/2020 Clarisse Shaka Commentaires fermés sur AVC : les jeunes ne sont pas épargnés !
AVC : les jeunes ne sont pas épargnés !
Une victime de l’AVC en pleine séance de kinésithérapie au CNRKR.

Réputée maladie « des vieux », l’accident vasculaire cérébral (AVC) s’observe aujourd’hui chez les jeunes de moins de 40 ans. Voire dix ans ou moins. Eclairage d’un médecin qui s’occupe de leur réadaptation physique.

« J’ai déjà eu affaire à des cas d’AVC chez des enfants de 5 ans, 10, 15 ans… », affirme Dr Alexis Sinzakaraye, médecin physique et directeur du Centre national de référence en kinésithérapie et réadaptation médicale (CNRKR).

Il est 11h à ce centre situé dans les enceintes du CHUK, qui a enregistré plus de 130 cas d’AVC, depuis l’année dernière. Dans une grande salle de soins, une dizaine de patients font des activités de réadaptation physique. Parmi eux, des victimes de l’AVC.

Alice (pseudo), la quarantaine, fait le tapis de marche. Paralysée à sa jambe et bras gauches, elle a fait un AVC en janvier 2020. Depuis lors, elle fait des séances de kinésithérapie. Elle ne s’est pas remise jusqu’ici.

Un bon matin, Alice, habitante du quartier Carama, est réveillée par un appel du voisin, le quartier est frappé d’inondations. « Le stress me prend d’un coup, je pense à mon enfant autiste, comment vais-je le sortir de là une fois ma maison inondée… »

Elle retourne dormir, mais n’arrive pas à trouver le sommeil. Lorsqu’elle essaie de se mettre debout, elle n’y arrive pas, subitement. Ma jambe et mon bras gauches ne bougent pas. « Je me sentais pourtant en très bonne santé, même les jours précédents». Sa bouche devient aussi paralysée. « Mon mari me précipite à l’hôpital, nous apprenons que j’ai fait de l’AVC après le scanner. » Elle pense que c’est le stress qui a causé cette complication.

Alice confie que le traitement lui coûte très cher. Elle a dépensé 2,5 millions BIF jusque-là. Elle doit encore payer trois séances chaque semaine à 30 mille BIF.

Le mode d’alimentation et la sédentarité en cause

Dr Alexis Sinzakaraye affirme que les jeunes ne sont pas du tout épargnés par l’AVC. « Classiquement, l’on aime dire que l’AVC est une maladie des vieux». Mais aujourd’hui, affirme ce médecin, l’on assiste à beaucoup de jeunes qui font cette complication. « Moins de 40 ans et parfois beaucoup plus jeunes. Moins de 10 ans, même s’ils ne sont pas très fréquents».

Ce médecin affirme recevoir des cas d’AVC chaque jour. De plus en plus de quadragénaires. Ce qui n’était pas habituel avant, observe-t-il, l’AVC était plus fréquent chez les plus de 60 ans.

L’alcool, l’alimentation non équilibrée (grasse) et la sédentarité (absence d’activité physique) seraient les principales causes d’AVC chez les jeunes, d’après ce médecin. Le tabac, la drogue, le stress et la dépression notamment chez les jeunes chômeurs, désœuvrés, sont aussi des facteurs de risque.
Dr Sinzakaraye affirme que l’on peut se rétablir de l’AVC. Mais c’est une maladie qui laisse des séquelles physiques chez la plupart des patients, parfois irréversibles. De surcroît, il fait savoir qu’au Burundi les moyens de traitement de l’AVC ne sont pas encore très développés.

Ce médecin recommande aux victimes de l’AVC de faire de la kinésithérapie aussitôt après l’AVC pour se rétablir rapidement. La paralysie est le premier signe de cette complication dans le cerveau.

De 2015 à 2017, le Burundi a connu 255 décès, suite à l’AVC, d’après le rapport du ministère de la Santé.

Suite à la décision du CNC, vous ne pouvez ni réagir ni commenter cet article.

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